Les reculades de François Hollande sur le plan international : Zone Euro et G20 !!!

Publié le par Anne Michel

hollandesoupeLes masques sont vite tombés : derrière les grandes rodomontades, François Hollande va de reniement en reculade sur la scène internationale. C’est la crédibilité de la France qui en est affectée.

 

Sur la Zone euro, quand les discours de François Hollande sur la « croissance » font pschitt !

 

 

Pour préparer le sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, François Hollande a adressé à ses homologues, vendredi 15 juin, un document intitulé « Pacte pour la croissance en Europe » présentant 120Mds € de propositions pour la croissance. Un document extrêmement décevant.

 

Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait expliqué qu’il suffisait de voter pour lui pour que la croissance revienne au niveau européen.

Ce mythe a déjà fait long feu :

Pour François Hollande, il n’est plus question de renégocier le Traité européen pour y ajouter un volet « croissance » : c’était l’un de ses engagements phares.

 

Mais le principe du Traité a été validé par 25 pays européens sur 27, les Irlandais viennent de dire oui à 60% à ce texte… Bref, aucun Etat européen n’était prêt à suivre François Hollande sur la voie du blocage.

 

Résultat, il renonce à renégocier le Traité européen, c’était pourtant son 11ème engagement de campagne.

 

François Hollande abandonne les « eurobonds », qu’il défendait à cor et à cri depuis plus d’un an, et s’aligne sur la position que portent l’UMP et Angela Merkel depuis des mois : les eurobonds sont un projet de long terme qui ne peut être que l’aboutissement d’une harmonisation européenne, fiscale et économique.

Un revirement de position qu’il se garde bien d’assumer devant les Français puisque c’est dans une interview donnée à un hebdomadaire allemand, die Zeit, le 21 juin que Jean-Marc Ayrault a vendu la mèche « Une mutualisation des dettes exige obligatoirement une plus forte intégration politique, ce qui prendra plusieurs années ». En clair : des eurobonds sont repoussés sine die.

 

 

 

La réalité, c’est qu’au-delà de ces reniements, François Hollande s’est contenté de proposer 120Mds€ de mesurettes déjà en négociation ou dont les effets seront nuls sur la croissance.

 

A travers ses propositions, Hollande ne prend aucun risque et pour cause : la plupart seront mises en oeuvre puisqu’elles sont déjà en négociation à l’initiative de la Commission Européenne ! C’est le cas pour la meilleure utilisation des fonds structurels de l’UE (55Mds€ déjà provisionnés) ou encore la taxation des transactions financières que Nicolas Sarkozy a mis en place à l’échelle de la France.

 

Pire, il fragilise la France en se contentant de proposer des mesures cosmétiques et très complexes à appliquer quand l’urgence est la réduction des déficits. Ce n’est pas un hasard si à la lecture des propositions, Angela Merkel, pourtant notre partenaire majeur au sein de la zone euro, a vigoureusement réagi dénonçant des solutions « simplistes » et « médiocres », ajoutant même « il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire ». Une réaction extrêmement inquiétante quand on connaît l’importance pour la stabilité de la zone euro de l’existence un couple franco-allemand uni et allié.

 

François Hollande se trompe de stratégie. Plutôt que de multiplier les dépenses, la croissance ne se fera qu’en réduisant d’un côté les déficits publics et en améliorant la compétitivité de l’autre.

 

 

Au G20, là où le leadership de Nicolas Sarkozy s’était imposé, François Hollande peine à défendre ses vues et affaiblit donc la voix de la France !

 

Mardi 19 juin, les pays du G20 réunis au Mexique ont présenté un projet de texte final avec des propositions « pour renforcer la demande et restaurer la confiance dans le but de soutenir la croissance et favoriser la stabilité financière ».

 

 

Sur deux points majeurs, François Hollande a clairement échoué :

 

Dans la continuité de Nicolas Sarkozy, François Hollande a défendu à juste titre au G20 l’idée d’une taxation des transactions financières. Dans le cadre de sa présidence du G20 comme au sein de l’Union Européenne, la France n’avait eu de cesse de porter et de défendre cette idée qui constitue une réponse non seulement économique, mais aussi morale aux dérèglements de la finance internationale et à la crise. Nicolas Sarkozy avait, notamment au G20 de Cannes fin 2011, sensibilisé les différents pays à la nécessité de cette taxe.

 

A l’inverse, François Hollande n’a pas su faire preuve de la force de persuasion nécessaire.

 

 

Résultat, au Mexique, la taxe sur les transactions financières a disparu alors qu’elle figurait dans le communiqué du dernier G20 de Cannes.

 

 

Finalement, elle ne sera appliquée qu’en France pas avant 2013. C’est un vrai recul par rapport aux avancées décisives obtenues par Nicolas Sarkozy. L’accord de principe conquis à l’arrachée par Nicolas Sarkozy est enterré.

 

 

Enfin, François Hollande nous avait promis qu’il réussirait à renégocier la valeur du yuan, la monnaie chinoise chroniquement sous-évaluée. Le G20 était l’occasion pour lui de se confronter à la Chine. La réalité, c’est que François Hollande a rapidement déchanté… Si le communiqué final fait, pour la première fois, explicitement référence à la politique de change chinoise («Nous saluons l'engagement de la Chine de laisser les forces de marché jouer un rôle plus important dans la détermination du niveau de change, de continuer à réformer son régime de change et d'accroître la transparence de sa politique monétaire»), c’est surtout pour valider cette politique.

 

 

Un camouflet pour François Hollande qui souhaitait que le yuan gagne en valeur, alors que c’est l’inverse qui s’est produit ! (Le dollar s'échangeait contre 6,34 yuans au lendemain du G20 de Cannes pour remonter depuis fin avril à 6,36 yuans…).

 

 

Durant cette semaine où les enjeux internationaux étaient primordiaux, le Président de la République s’est montré incapable de tirer son épingle du jeu et d’imposer des solutions crédibles et responsables, allant même jusqu’à s’attirer les critiques de notre allié majeur, l’Allemagne.

 

 

 

Cela augure mal de la capacité de la France à faire respecter sa voix au niveau mondial!!!!

 

 


Publié dans Politique Nationale

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