Les militants UMP éliront leurs candidats aux régionales

Publié le par Anne Michel

Région par région, les militants du parti présidentiel éliront en mars 2009 leur tête de liste pour le scrutin 2010.

L'idée a pris corps au lendemain de la défaite des municipales et des cantonales. Pour être, à l'avenir, «plus en phase» avec l'électorat, comme le souhaitait Patrick Devedjian, les têtes de liste de l'UMP pour les élections régionales de 2010 seront élues. Le secrétaire général du parti avait soumis son projet de primaires au bureau politique suivant, début avril. «C'est un processus qui nous avait été très utile à la présidentielle», avait plaidé Patrick Devedjian en soulignant que l'investiture de Nicolas Sarkozy par le vote des militants «lui a créé une légitimité qui le rendait inattaquable».

La proposition n'allait pas de soi dans un parti plutôt habitué aux discrètes tractations qu'à la consultation des militants. Elle devrait pourtant être validée ce soir par le bureau politique qui doit mettre en place un «comité dédié à l'élection des chefs de file», explique un cadre du parti. La secrétaire générale adjointe, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait prendre la tête des opérations. «Avec mon équipe, nous travaillons depuis deux mois déjà sur ce dossier», explique-t-elle au Figaro.

 

Arrêter un calendrier

 

Si plusieurs questions restent à trancher, l'UMP a déjà décidé de restreindre le vote aux seuls militants. Dans sa première proposition, Patrick Devedjian avait demandé d'étudier la possibilité d'une consultation «des militants et pourquoi pas au-delà», sur le modèle des primaires «à l'italienne».«C'était vraiment trop compliqué, explique aujourd'hui un responsable du parti. On prenait le risque que le scrutin soit faussé par des personnes mal intentionnées.» Écartée, également, l'idée d'un vote sur tous les candidats ou d'un vote sur des listes. «Les militants éliront leur chef de file. À charge pour lui de constituer la meilleure liste puisque qu'il aura fait preuve de son leadership en étant lui-même élu.»

Le groupe de travail sur la consultation aura notamment pour mission de rédiger une «charte des candidats». Ce document, qui devrait être rendu public avant la fin de l'année, doit définir les conditions qui encadreront la composition des listes par les chefs de files élus. Tous seraient ainsi soumis aux mêmes obligations «en matière de diversité ou de représentations des sensibilités qui composent l'UMP», selon ce responsable. Un autre document devra définir les grandes lignes du programme commun pour toutes les Régions, à l'image de la «charte des municipales» que l'UMP avait développée pour les élections de mars dernier.

Sur le déroulement du vote, plusieurs hypothèses sont envisagées : des primaires par département, par Région ou une consultation nationale. A priori, tous les militants de l'UMP à jour de leur cotisation au 31 décembre 2008 devraient pouvoir voter. Le parti qui comptait 370 000 adhérents fin 2007 espère bien susciter une nouvelle vague d'adhésions ou de renouvellements à cette occasion. Le bureau politique devra également arrêter le calendrier de la consultation. Certains penchent pour septembre 2009, date qui leur permettrait de «se ménager une porte de sortie en cas d'échec aux européennes», confie le responsable de l'UMP. Ils seront contraints de faire un choix : Nicolas Sarkozy a indiqué, il y a une semaine, à plusieurs responsables d'Ile-de-France que les primaires auraient lieu en mars 2009.

Région par région, les militants du parti présidentiel éliront en mars 2009 leur tête de liste pour le scrutin 2010.

L'idée a pris corps au lendemain de la défaite des municipales et des cantonales. Pour être, à l'avenir, «plus en phase» avec l'électorat, comme le souhaitait Patrick Devedjian, les têtes de liste de l'UMP pour les élections régionales de 2010 seront élues. Le secrétaire général du parti avait soumis son projet de primaires au bureau politique suivant, début avril. «C'est un processus qui nous avait été très utile à la présidentielle», avait plaidé Patrick Devedjian en soulignant que l'investiture de Nicolas Sarkozy par le vote des militants «lui a créé une légitimité qui le rendait inattaquable».

La proposition n'allait pas de soi dans un parti plutôt habitué aux discrètes tractations qu'à la consultation des militants. Elle devrait pourtant être validée ce soir par le bureau politique qui doit mettre en place un «comité dédié à l'élection des chefs de file», explique un cadre du parti. La secrétaire générale adjointe, Nathalie Kosciusko-Morizet, devrait prendre la tête des opérations. «Avec mon équipe, nous travaillons depuis deux mois déjà sur ce dossier», explique-t-elle au Figaro.

 

Arrêter un calendrier

 

Si plusieurs questions restent à trancher, l'UMP a déjà décidé de restreindre le vote aux seuls militants. Dans sa première proposition, Patrick Devedjian avait demandé d'étudier la possibilité d'une consultation «des militants et pourquoi pas au-delà», sur le modèle des primaires «à l'italienne».«C'était vraiment trop compliqué, explique aujourd'hui un responsable du parti. On prenait le risque que le scrutin soit faussé par des personnes mal intentionnées.» Écartée, également, l'idée d'un vote sur tous les candidats ou d'un vote sur des listes. «Les militants éliront leur chef de file. À charge pour lui de constituer la meilleure liste puisque qu'il aura fait preuve de son leadership en étant lui-même élu.»

Le groupe de travail sur la consultation aura notamment pour mission de rédiger une «charte des candidats». Ce document, qui devrait être rendu public avant la fin de l'année, doit définir les conditions qui encadreront la composition des listes par les chefs de files élus. Tous seraient ainsi soumis aux mêmes obligations «en matière de diversité ou de représentations des sensibilités qui composent l'UMP», selon ce responsable. Un autre document devra définir les grandes lignes du programme commun pour toutes les Régions, à l'image de la «charte des municipales» que l'UMP avait développée pour les élections de mars dernier.

Sur le déroulement du vote, plusieurs hypothèses sont envisagées : des primaires par département, par Région ou une consultation nationale. A priori, tous les militants de l'UMP à jour de leur cotisation au 31 décembre 2008 devraient pouvoir voter. Le parti qui comptait 370 000 adhérents fin 2007 espère bien susciter une nouvelle vague d'adhésions ou de renouvellements à cette occasion. Le bureau politique devra également arrêter le calendrier de la consultation. Certains penchent pour septembre 2009, date qui leur permettrait de «se ménager une porte de sortie en cas d'échec aux européennes», confie le responsable de l'UMP. Ils seront contraints de faire un choix : Nicolas Sarkozy a indiqué, il y a une semaine, à plusieurs responsables d'Ile-de-France que les primaires auraient lieu en mars 2009.

le Figaro

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